1. AGENDA

MERCREDI 8 AVRIL 2026, à PINOLS (Haute-Loire), nous présenterons, avec Chantal Dupuy-Dunier, nos derniers livres et échangerons avec le public, invités à 14 heures par le très sympathique CLUB FEMININ. Les hommes sont aussi les bienvenus évidemment.

Dimanche 25 janvier 2026, à 16 heures, aux " Champs Libres" de Rennes, 10 Cours des Alliés.
PROJECTION du documentaire "Seznec, la fabrique de l’affaire", suivie d’un ÉCHANGE avec Pierre-François Lebrun, réalisateur, Michel Pierre, historien et Denis Langlois, avocat.

Les 12 et 13 octobre 2025, participation de Denis Langlois au Festival du livre "Marque-Page", organisé au Domaine de la Prade à Cébazat (Puy-de-Dôme) par l’association "Rue des Graphèmes". Article du Journal "La Montagne".

Le dimanche 28 septembre 2025, Denis Langlois participera à "Un dimanche au bord du livre" à Saint-Gervais-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).

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Les samedi 7 juin et dimanche 8 juin 2025, Denis Langlois sera présent au SALON DU LIVRE DE CEYRAT (Puy-de-Dôme) qui se tiendra à La Griffe, 2 bis avenue de la Vialle, à Ceyrat.

Le samedi 28 septembre 2024, à 15 heures, à MONNERVILLE (Essonne), CONFÉRENCE-DÉBAT "La Mort du babouin de Monnerville".

Le 22 août 2024, parution d’un nouveau livre aux éditions La Déviation : La Cavale du babouin


En 2022 : Parution de La Politique expliquée aux enfants de Denis Langlois, illustrée par Plantu. (Editions La Déviation)
Édition spéciale 1983-2022.

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2021. "Le Voyage de Nerval" (Gérard de Nerval au Liban), récit de Denis Langlois, paraît aux éditions de La Déviation.

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Paru en 2020 le livre "Pour en finir avec l’affaire Seznec" (La Différence) de Denis Langlois (avec un cahier-photos de 16 pages) sera bientôt à nouveau disponible en librairie.

2019

Les Éditions de La Différence publient "L’Affaire Saint-Aubin" de Denis Langlois, avec un cahier-photos de 16 pages.

2018, les éditions SCUP-La Déviation publient une nouvelle édition complétée et illustrée de "Panagoulis, le sang de la Grèce" de Denis Langlois.

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ARCHIVES MILITANTES.

Nouvelles rubriques sur le site :

*La Ligue des droits de l’homme (1967-1971).

*La Fédération internationale des droits de l’homme (1968-1970).

*Les luttes militantes pour l’autodétermination du Pays Basque (1984-1997).

*La guerre dans l’ex-Yougoslavie (1991-1994).

L’affaire du Bois Bleu (La Guerche-sur-l’Aubois).

Novembre 1965. Deux personnes innocentes sont emprisonnées en raison d’une enquête faussée par la police.

Le 4 novembre 1965, près de La Guerche-sur-l’Aubois (Cher), on retrouve dans sa voiture abandonnée au milieu d’un bois le cadavre carbonisé de Georges Segretin, un agent de banque de la Société Générale. Il a été assassiné et détroussé de l’argent qu’il transportait.
L’enquête s’oriente vers Monique Caze, commerçante et son amant prétendu, le gendarme Jules Barrault. Ils sont tous deux inculpés de meurtre et emprisonnés. Les médias s’emparent de l’affaire et se déchaînent contre "Monique la diabolique".

Carte postale de l’époque représentant la rue principale de la Guerche-sur-l’Aubois. Le magasin de photographie des époux Caze est surmonté de l’enseigne Kodak. Les journaux parlant de l’affaire étaient vendus presqu’en face, à la Maison de la Presse.

Monique Caze et son mari.

Monique Caze.

Monique Caze, arrêtée, se cache le visage.

"Détective".

En fait, les policiers du SRPJ d’Orléans chargés de l’enquête sous la direction du commissaire Ayala, ont truqué les témoignages et, pour ne pas être désavoués, ont détourné les soupçons pesant sur le véritable coupable, Ernest Rodric, un cultivateur de la région.
Un inspecteur de police, André Navarro, est scandalisé par ces méthodes. Il prend contact avec la juge d’instruction, Melle Georgette Chouvelon, et lui révèle ce qui s’est tramé. Les deux innocents sont libérés après 42 jours de détention.

Ernest Rodric, le coupable. Il fut condamné en octobre 1967 par la Cour d’Assises du Cher à la réclusion criminelle à perpétuité.

Les responsables de cette machination policière seront mutés (le commissaire Ayala à Metz), André Navarro sanctionné, pour avoir dénoncé ses supérieurs sans passer par la voie hiérarchique. Ernest Rodric sera condamné à la réclusion à perpétuité.

Article du "Nouvel Observateur", octobre 1967 : "Monique "la diabolique".

"Les Cahiers des Droits de l’Homme", Bulletin national de la Ligue des Droits de l’Homme, octobre 1967.

"Journal de France", édition 1968, Larousse.

Août 1975, annonce du téléfilm "Erreurs judiciaires : des témoins dignes de foi" réalisé par Jean Laviron et diffusé par FR3.

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Au cours des années suivantes, plusieurs émissions de radio et de télévision parlent de cette affaire, saluant à juste titre la conscience professionnelle de la juge d’instruction, mais omettant de dire que c’est l’inspecteur André Navarro qui, par ses révélations, l’a incitée à reprendre l’enquête.

Communiqué de protestation de Denis Langlois (août 1975).

*En 2006, Gérard Boursier publie aux éditions Noir Délire le livre "L’Affaire du Bois Bleu".Cet ouvrage sera réédité en 2022 par Manuel Jacquinet aux éditions Malpaso-RCM.

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Émission « L’affaire du Bois Bleu », le 24 novembre 2011 dans L’Heure du crime de Jacques Pradel sur RTL.

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24 août 2020. Sur le site "Grands Avocats animé par Me Damien Brossier", article "Affaire du Bois Bleu : autopsie s’une erreur judiciaire".

Extrait :

Une enquête entachée d’irrégularités

Témoin de cet acharnement, un policier, André Navarro, reporte alors à la juge d’instruction, Mlle Chouvelon, toutes les irrégularités qu’il a constatées au cours de l’enquête. Elles sont tellement nombreuses que la magistrate décide de la libération immédiate des deux prévenus qui auront passé tous deux 43 jours en détention.

Ce n’est qu’un an plus tard, en 1966, que le coupable est confondu. Ernest Rodrigues, un ouvrier agricole perclus de dettes, avait tendu une embuscade au banquier afin de lui dérober la somme de 2000 francs. L’arme du crime, une barre de fer, a été retrouvée au fond de son puits et l’homme est finalement passé aux aveux.

En plein cœur de l’affaire, alors que la presse et la justice s’acharnaient sur les deux innocents, le coupable, rongé par le remord, avait rédigé une lettre anonyme tentant de les disculper. Au terme de l’instruction, Ernest Rodrigues sera condamné aux travaux forcés à perpétuité, sans que les errements pourtant extrêmement graves des enquêteurs ne soient abordés au cours du procès.

Une vérité qui dérange

Cette affaire illustre la facilité avec laquelle quelques policiers ont orienté une enquête pourtant dénuée de preuves. Les méthodes utilisées ont longtemps constitué un cas d’école et illustrent la fuite en avant d’inspecteurs peu scrupuleux. Devant la fragilité des charges, faux témoignages, fabrication d’éléments et incohérences se sont bousculés afin de faire de Mme Case et de M. Barrault les coupables idéals.

Si les enquêteurs indélicats ont été mutés, seul le policier ayant dénoncé les faits a fait l’objet d’une mesure disciplinaire, pour n’être pas passé par le canal de sa hiérarchie. L’attitude de la presse, tant régionale que nationale, n’aura pas non plus été des plus exemplaires. L’ostracisme dont Monique Case, son mari et leurs trois enfants ont été les cibles n’a malheureusement pas cessé après l’arrestation du véritable coupable.

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*Le 28 février 2022, France 2 diffuse le téléfilm "Deux femmes" d’Isabelle Doval qui s’inspire de l’affaire du Bois Bleu. Le rôle de la juge d’instruction Chouvelon est légitimement mis en lumière, celui de l’inspecteur Navarro, sanctionné par sa hiérarchie, est totalement occulté.

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« L’affaire du Bois Bleu : le banquier assassiné et le poison de la rumeur » , décembre 2025 dans « Crime Story » du Parisien.

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*Le 26 mars 2026, dans le cadre de l’émission "Affaires sensibles" présentée par Fabrice Drouelle, France-Inter diffuse "L’Affaire du Bois Bleu et le poison de la rumeur", un récit documenté de Franck Cognard. Invité : Manuel Jacquinet.

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